Voilà ce que jamais je ne te dirai

En lieu et place d'une scène et d'un spectacle signés Macaigne, un écran et une vidéoconférence à propos d'Ulrich von Sidow. Plutôt inattendu! L'espace vide, rempli de bancs, se comble petit à petit d'un public dérouté à qui on demande d'enfiler un vêtement de protection blanc, des protège-chaussures et une lampe frontale. Nous nous transformons en une masse blanche à plusieurs visages, curieuse de son sort.

Le ciel n'est pas un fond de toile

Il cielo non è un fondale parle de la ville, des gens qui peuplent la ville. Certains ne font que la traverser, passent d’un endroit à l’autre ; pour eux la ville est parcours. D’autres à l’inverse, n’ont aucun parcours à faire, ils sont enfermés dehors ; c’est l’errance, la main tendue. Mais pas toujours. C’est surtout cela qui m’a frappé : cette rencontre entre ces deux énergies, ces deux manières de vivre un espace urbain. Et notre imagination est d’autant plus stimulée que le décor est épuré et le talent de conteur des comédiennes et comédiens est grand.

Celui qui tombe. Spectacle en 3 mouvements

La première dynamique, rotative, était sublime. Tout simplement. Les corps des danseurs soumis à la rotation continue d’une plateforme en bois – la surface terrestre ? – proposaient à nos yeux inhabitués des postures et des cadences emplies de légèreté et de poésie. Nous avons l’habitude de voir les danseurs bouger, ici c’est le plateau qui prend la responsabilité du mouvement.

Alors que j'attendais...

Alors que j’attendais...Alors que nous attendons que le personnage principal se réveille du coma, à l’image de la Syrie en souffrance, nous assistons aux déchirures parmi les membres de sa famille et de ses amis ; on se passe la responsabilité de l’accident comme une patate chaude, on regrette, on pleure. C’est dur, poétique, touchant. Et d’une terrible actualité. Finalement, le dénouement : les personnages évoluent, s’en vont ou restent ; prennent des décisions.

Je suis Fassbinder

Les auteurs de Je suis Fassbinder ont puisé leur inspiration de L’Allemagne en automne, film de Fassbinder qui met en scène sa mère et lui, en discussion animée sur la société allemande des années 70. La pièce, elle, s’ouvre sur une scène identique, mais avec un contexte différent : quel sort réserver aux immigrés qui arrivent en masse en Europe et à qui on prête, à tort ou à raison, des actes de violences notamment envers nos femmes ? La question divise, blesse ; on crie, on crache, on a peur, on pourrait cogner s’il le faut.

Je suis Fassbinder

Les auteurs de Je suis Fassbinder ont puisé leur inspiration de L’Allemagne en automne, film de Fassbinder qui met en scène sa mère et lui, en discussion animée sur la société allemande des années 70. La pièce, elle, s’ouvre sur une scène identique, mais avec un contexte différent : quel sort réserver aux immigrés qui arrivent en masse en Europe et à qui on prête, à tort ou à raison, des actes de violences notamment envers nos femmes ? La question divise, blesse ; on crie, on crache, on a peur, on pourrait cogner s’il le faut.

Rentrer au volcan

Rentrer au volcan. Rentrer dans la tête de Rebetez oui. Et volontiers en plus! C’est un voyage étonnant et parfois inquiétant qu’il nous fait vivre, au milieu de ces monstres attachants aux visages de masques. J’ai vraiment eu la sensation d’être dans une sorte de cauchemar, mais tellement poétique qu’il en devient beau et agréable. Pour un premier spectacle, c’est une réussite, et j’ai hâte de voir la suite de ses créations. 

Une belle fin de saison

C’était Lina et Rabih. Sur scène, à l’écran ; jouant des rôles différents mais avec la même affection. C’est ça qui m’a frappée : l’affection. Leur façon naturelle d’être, de parler, de regarder la salle ou l’objectif...La réalité qu’ils nous ont fait partager était belle et triste, et j’espère les revoir à Vidy très bientôt ! Pour l’instant, c’est repos forcé pour être en pleine forme pour le marathon de la nouvelle saison ! On se réjouit, il y aura plein de belles choses !

Une île flottante ou un röstigraben ?

Comment faire durer et rendre excellent un texte plutôt court, porté sur un thème carrément banal : les prémices d’un mariage ? En y ajoutant des apartés, des silences habités, de l’absurde et des animaux empaillés ! Le résultat est bluffant, drôle et le bilinguisme – voire trilinguisme –, dont font preuve les comédiens au jeu impeccable, apparaît comme une valeur ajoutée indispensable. Une fois assuré que les surtitres seront un secours constant, le public peut s’abandonner au burlesque et à l’inattendu qu’offre cette pièce.